Dashcam et assurance auto : ce que tout conducteur français doit savoir

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Dashcam et assurance auto : ce qu'il faut savoir

Légalité, preuves, réduction de prime — tout ce que les conducteurs français doivent savoir avant d'installer une dashcam

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Thème Assurance auto
Thème Législation France
Thème Dashcam
Thème Preuve vidéo
Chaque année en France, des milliers d'automobilistes se retrouvent dans des situations de litige sans aucune preuve. Accrochage en parking, délit de fuite, refus de responsabilité… Dans ces cas-là, la parole de l'un vaut celle de l'autre — et c'est souvent l'assureur qui tranche, pas toujours en votre faveur.

La dashcam change la donne. Mais avant d'en installer une, il est légitime de se poser quelques questions : est-ce légal en France ? Les images sont-elles vraiment recevables en cas de sinistre ? Et peut-on obtenir une réduction sur sa prime d'assurance ?

On répond à tout, point par point.

Oui, l'utilisation d'une dashcam est parfaitement légale en France pour un usage privé et personnel. Vous avez le droit d'enregistrer la voie publique depuis votre véhicule.

En revanche, quelques règles s'appliquent :

  • La camĂ©ra ne doit pas gĂŞner votre champ de vision pendant la conduite
  • Les enregistrements ne peuvent pas ĂŞtre diffusĂ©s publiquement sans flouter les visages et plaques reconnaissables
  • En cas d'utilisation Ă  des fins professionnelles (taxi, VTC, transport), des obligations spĂ©cifiques s'appliquent
En résumé : filmer la route pour votre usage personnel est autorisé. C'est l'utilisation des images qui est encadrée, pas l'enregistrement lui-même.

C'est la question centrale. En France, la réponse est nuancée : les vidéos de dashcam ne constituent pas une preuve légale automatique, mais elles peuvent être prises en compte par les juges et les assureurs.

Concrètement, plusieurs tribunaux français ont déjà accepté des enregistrements de dashcam comme éléments de preuve dans des affaires civiles et pénales. La jurisprudence évolue en faveur de leur recevabilité, notamment lorsque les vidéos sont présentées en complément d'autres éléments (témoignages, constats).

Du côté des assureurs, beaucoup étudient les images transmises par leurs clients pour mieux établir les responsabilités lors d'un sinistre. Une vidéo claire et horodatée peut faire pencher la balance en votre faveur.

Une dashcam ne garantit pas que vous aurez automatiquement gain de cause, mais elle renforce considérablement votre position en cas de litige.

En France, aucun assureur ne propose aujourd'hui de réduction automatique et systématique liée à la possession d'une dashcam. Contrairement au Royaume-Uni où certaines compagnies intègrent ce critère dans leurs offres, le marché français n'a pas encore évolué dans ce sens.

Cela dit, la dashcam peut indirectement vous faire économiser de l'argent de deux façons :

  • Éviter une majoration injuste de votre bonus-malus : si vous ĂŞtes dĂ©clarĂ© responsable d'un accident qui ne l'Ă©tait pas, une vidĂ©o peut corriger cela
  • AccĂ©lĂ©rer le traitement du sinistre : une preuve claire rĂ©duit les dĂ©lais et les frais liĂ©s Ă  un litige prolongĂ©

À terme, protéger son bonus-malus vaut bien plus qu'une simple réduction de prime ponctuelle.

Si vous êtes impliqué dans un accident et que votre dashcam a tout filmé, voici les étapes à suivre :

  • SĂ©curisez immĂ©diatement la sĂ©quence vidĂ©o en la verrouillant (via le bouton G-Sensor ou l'application) pour Ă©viter qu'elle soit Ă©crasĂ©e par l'enregistrement en boucle
  • Remplissez le constat amiable normalement — la vidĂ©o vient en complĂ©ment, pas Ă  la place
  • Signalez Ă  votre assureur que vous disposez d'une vidĂ©o et transmettez-la dès que possible
  • Conservez une copie sur un support externe (clĂ© USB, cloud)
  • Ne supprimez jamais une vidĂ©o après un accident, mĂŞme si elle vous semble peu utile
  • Évitez de diffuser les images sur les rĂ©seaux sociaux avant la rĂ©solution du litige

Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) s'applique dès lors que vous enregistrez des personnes identifiables. Pour un usage strictement personnel et privé, la CNIL considère que le RGPD ne s'applique pas.

En revanche, si vous partagez vos vidéos :

  • Ă€ votre assureur dans le cadre d'un sinistre : c'est autorisĂ© et recommandĂ©
  • Aux forces de l'ordre dans le cadre d'une enquĂŞte : c'est autorisĂ©
  • Sur internet ou les rĂ©seaux sociaux : les visages et plaques doivent ĂŞtre floutĂ©s
Pour un usage entre vous et votre assureur, vous n'avez aucune obligation particulière liée au RGPD. La transmission d'une preuve dans le cadre d'un sinistre est un cadre légal reconnu.

Pour qu'une vidéo soit exploitable en cas de sinistre, quelques critères techniques font la différence :

  • RĂ©solution 4K ou 2K minimum : indispensable pour lire les plaques d'immatriculation
  • Vision nocturne performante : une grande ouverture (F1.8 Ă  F2.0) garantit des images exploitables de nuit
  • G-Sensor intĂ©grĂ© : verrouille automatiquement les fichiers en cas d'impact
  • Horodatage prĂ©cis : la date et l'heure gravĂ©es sur la vidĂ©o renforcent sa valeur probante
  • Double camĂ©ra avant/arrière : couvre les accrochages par l'arrière, très frĂ©quents en agglomĂ©ration

Les modèles Dashora intègrent l'ensemble de ces caractéristiques, conçus pour être directement utilisables en cas de besoin.

  • La dashcam est lĂ©gale en France pour un usage privĂ© sur la voie publique
  • Les images peuvent ĂŞtre transmises Ă  votre assureur et sont de plus en plus acceptĂ©es comme Ă©lĂ©ments de preuve
  • Aucune rĂ©duction automatique de prime n'existe en France, mais la dashcam protège votre bonus-malus
  • En cas d'accident, sĂ©curisez la vidĂ©o immĂ©diatement et transmettez-la Ă  votre assureur
  • Pour la nuit et les dĂ©tails importants (plaques), une rĂ©solution 4K et une bonne ouverture sont essentielles
Une dashcam ne remplace pas une bonne conduite, mais elle vous donne une voix dans des situations oĂą vous n'en auriez pas eu.
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