Dashcam et assurance auto : ce que tout conducteur français doit savoir
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Dashcam et assurance auto : ce qu'il faut savoir
Légalité, preuves, réduction de prime — tout ce que les conducteurs français doivent savoir avant d'installer une dashcam
La dashcam change la donne. Mais avant d'en installer une, il est légitime de se poser quelques questions : est-ce légal en France ? Les images sont-elles vraiment recevables en cas de sinistre ? Et peut-on obtenir une réduction sur sa prime d'assurance ?
On répond à tout, point par point.
Oui, l'utilisation d'une dashcam est parfaitement légale en France pour un usage privé et personnel. Vous avez le droit d'enregistrer la voie publique depuis votre véhicule.
En revanche, quelques règles s'appliquent :
- La caméra ne doit pas gêner votre champ de vision pendant la conduite
- Les enregistrements ne peuvent pas être diffusés publiquement sans flouter les visages et plaques reconnaissables
- En cas d'utilisation à des fins professionnelles (taxi, VTC, transport), des obligations spécifiques s'appliquent
C'est la question centrale. En France, la réponse est nuancée : les vidéos de dashcam ne constituent pas une preuve légale automatique, mais elles peuvent être prises en compte par les juges et les assureurs.
Concrètement, plusieurs tribunaux français ont déjà accepté des enregistrements de dashcam comme éléments de preuve dans des affaires civiles et pénales. La jurisprudence évolue en faveur de leur recevabilité, notamment lorsque les vidéos sont présentées en complément d'autres éléments (témoignages, constats).
Du côté des assureurs, beaucoup étudient les images transmises par leurs clients pour mieux établir les responsabilités lors d'un sinistre. Une vidéo claire et horodatée peut faire pencher la balance en votre faveur.
En France, aucun assureur ne propose aujourd'hui de réduction automatique et systématique liée à la possession d'une dashcam. Contrairement au Royaume-Uni où certaines compagnies intègrent ce critère dans leurs offres, le marché français n'a pas encore évolué dans ce sens.
Cela dit, la dashcam peut indirectement vous faire économiser de l'argent de deux façons :
- Éviter une majoration injuste de votre bonus-malus : si vous êtes déclaré responsable d'un accident qui ne l'était pas, une vidéo peut corriger cela
- Accélérer le traitement du sinistre : une preuve claire réduit les délais et les frais liés à un litige prolongé
À terme, protéger son bonus-malus vaut bien plus qu'une simple réduction de prime ponctuelle.
Si vous êtes impliqué dans un accident et que votre dashcam a tout filmé, voici les étapes à suivre :
- Sécurisez immédiatement la séquence vidéo en la verrouillant (via le bouton G-Sensor ou l'application) pour éviter qu'elle soit écrasée par l'enregistrement en boucle
- Remplissez le constat amiable normalement — la vidéo vient en complément, pas à la place
- Signalez à votre assureur que vous disposez d'une vidéo et transmettez-la dès que possible
- Conservez une copie sur un support externe (clé USB, cloud)
- Ne supprimez jamais une vidéo après un accident, même si elle vous semble peu utile
- Évitez de diffuser les images sur les réseaux sociaux avant la résolution du litige
Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) s'applique dès lors que vous enregistrez des personnes identifiables. Pour un usage strictement personnel et privé, la CNIL considère que le RGPD ne s'applique pas.
En revanche, si vous partagez vos vidéos :
- À votre assureur dans le cadre d'un sinistre : c'est autorisé et recommandé
- Aux forces de l'ordre dans le cadre d'une enquête : c'est autorisé
- Sur internet ou les réseaux sociaux : les visages et plaques doivent être floutés
Pour qu'une vidéo soit exploitable en cas de sinistre, quelques critères techniques font la différence :
- Résolution 4K ou 2K minimum : indispensable pour lire les plaques d'immatriculation
- Vision nocturne performante : une grande ouverture (F1.8 Ă F2.0) garantit des images exploitables de nuit
- G-Sensor intégré : verrouille automatiquement les fichiers en cas d'impact
- Horodatage précis : la date et l'heure gravées sur la vidéo renforcent sa valeur probante
- Double caméra avant/arrière : couvre les accrochages par l'arrière, très fréquents en agglomération
Les modèles Dashora intègrent l'ensemble de ces caractéristiques, conçus pour être directement utilisables en cas de besoin.
- La dashcam est légale en France pour un usage privé sur la voie publique
- Les images peuvent être transmises à votre assureur et sont de plus en plus acceptées comme éléments de preuve
- Aucune réduction automatique de prime n'existe en France, mais la dashcam protège votre bonus-malus
- En cas d'accident, sécurisez la vidéo immédiatement et transmettez-la à votre assureur
- Pour la nuit et les détails importants (plaques), une résolution 4K et une bonne ouverture sont essentielles